Le Réseau Sentinelles, outil de premier ordre en termes de suivi épidémiologique, et curieusement ignoré

S’approcher d’une réalité à propos de l’épidémie Covid 19, c’est considérer que le récit officiel dont on nous abreuve depuis deux ans avec les conséquences que l’on sait, n’est non seulement pas la vérité absolue, mais que l’on a tout lieu de croire qu’elle en est fort éloignée.

Nous nous proposons ici d’en fournir les preuves en utilisant deux sources qui paraissent fiables par leur implantation durable dans le domaine de l’épidémiologie, et qui collaborent avec des organismes officiels :

  • le Réseau Sentinelles,
  • l’IRSAN « Institut de recherche pour la valorisation des données de santé », dont l’objectif est de donner au grand public la possibilité de visualiser l’évolution de la propagation de l’épidémie.

Son directeur, Laurent Toubiana, est nanti de plus de trente ans d’expérience en la matière. Il a participé pendant 12 ans aux travaux de l’équipe créatrice du Réseau Sentinelles; nous nous appuierons sur plusieurs de ses articles publiés sur son site pour bâtir notre argumentation(3, 4, 5).

Le Réseau Sentinelles

Le Réseau Sentinelles depuis 36 ans, collecte et diffuse les données en termes de suivi épidémiologique (surveillance, description et prédiction) de 9 maladies infectieuses, dont la grippe.

La « surveillance des syndromes grippaux » est devenue la « surveillance des IRA » (infections respiratoires Aiguës ) dès l’arrivée de l’épidémie Covid-19, ce qui permet de suivre les épidémies de grippes, de Covid, ainsi que celles dues aux autres virus respiratoires saisonniers. Le détail virologique de ce suivi est donné, on peut ainsi suivre très précisément la part de chaque virus, en particulier celui du Covid-19 et de comparer entre la grippe et le Covid-19. Pour les détails concernant les modalités de surveillance épidémiologique nous renvoyons au site web.

On retient les principes suivants : pour effectuer cette surveillance en médecine de ville, les médecins généralistes Sentinelles rapportent depuis le 17 mars 2020 le nombre de cas d’IRA vus en consultation (ou téléconsultation) selon la définition suivante : apparition brutale de fièvre (ou sensation de fièvre) et de signes respiratoires.

Une surveillance virologique est également réalisée par les médecins du réseau, avec le prélèvement d’un échantillon des cas d’IRA vus en consultation, afin d’identifier les virus circulants. Cette veille est effectuée en collaboration avec Santé publique France, le Centre national de référence (CNR) des infections respiratoires (Institut Pasteur de Paris et Hospices de Lyon) et l’Université de Corse.

Laurent Toubiana explique :

« Les pathologies provoquées par le Covid-19 et la grippe-au sens large- donnent les mêmes tableaux cliniques ce qui rend difficile de la détermination de l’une ou de l’autre, aussi au début de l’épidémie, les cas de Covid étaient confondus avec les cas de grippe (1).

Une épidémie est caractérisée par une augmentation anormale du nombre de malades. Elle est importante lorsque, en un lieu et pour une période donnée, le nombre de cas de la maladie est important.

Mais cette appellation a été dévoyée par les autorités sanitaires lorsque les tests de dépistage se sont généralisés en appelant cas toute personne positive à un test, que celle-ci montre ou non un signe d’une quelconque maladie, introduisant une confusion ayant des conséquences des plus fâcheuses, puisque cela a permis d’amplifier exagérément la réalité de l’épidémie en démultipliant les tests à tout propos, par l’abus des personnes dites contact, et par une opacité complète sur la fiabilité de ces tests.

Il s’est avéré qu’on a pu atteindre une disproportion de 40 cas pour un vrai malade.

Difficile de ne pas voir une tromperie délibérée dans la mesure où la démarche normale consiste à se faire tester pour confirmer un diagnostic, et pas l’inverse.

En moins de deux ans, plus de 220 millions de tests ont été effectués pour une population de 67 millions d’habitants, phénomène sans précédent dans l’histoire épidémique. »

Les données du Réseau Sentinelles

Le Réseau Sentinelles nous montre que:

  • le taux d’incidence national estimé pour la totalité de la période épidémique n’a jamais dépassé 140 ( pic 1ère vague) pour un total de 200.000 malades au cours de cette période.
  • le taux pour les IRA est de 2 à 3 fois supérieur à celui du Covid, pour un indice moyen de 600 sur les années 2011/2018 avec un sommet de 830 pour 2015, faisant 2,8 millions de malades pour la saison hivernale.
  • la vague actuelle dite « 5ème vague « reflue après un pic hebdomadaire de 111, pendant que Santé Publique France affiche, elle, un taux record de 3783 ( plus de 5000 dans certains départements) le 24 janvier dernier : cherchez l’erreur !

Les graphiques suivants illustrent parfaitement ces données

Source : IRSAN
Source : Bulletin hebdomadaire du Réseau Sentinelles semaine 07.2022
Source : Bulletin hebdomadaire du Réseau Sentinelles semaine 07.2022

Laurent Toubiana de nouveau de préciser: 

« Tous les chiffres officiels d’hospitalisation et de mortalité sont à la disposition du public, les calculs peuvent être reproduits et téléchargeables sur le site de l’IRSAN. »

Cela permet de relativiser (ce qui ne veut pas dire sous-estimer) la dangerosité de cette épidémie (2).

Le rôle délétère des grands médias qui étouffent tout discours dissident

Le récit anxiogène diffusé par le monde médical dit de « plateau TV » est entretenu par les organes d’information, dont les agences de presse comme l’AFP, qui n’a de cesse de justifier les restrictions sanitaires les plus folles, jusqu’à la vaccination de tous les enfants, pour recueillir l’acceptation de la population, livrée à une unique source d’information.

 De vrais scientifiques, forts d’une expertise reconnue et sans conflits d’intérêts mais trop peu nombreux, essayent de présenter une vision radicalement alternative, à l’apocalypse de mise, sans pouvoir imposer une confrontation à aucun moment, du fait d’un débat refusé en haut lieu.

Au contraire, faute de s’y frotter, ces gens des médias, les ont caricaturés à distance et affublés de qualificatifs n’ayant pas leur place dans une joute scientifique.

Non, ces empêcheurs de terroriser en rond étaient des « rassuristes »; des professionnels payés pour rassurer si on se réfère à ce vocable, pendant qu’eux détiendraient le monopole de la rigueur en s’attribuant d’autorité les termes flatteurs de « fact-checkers, debunkers » ou autres anglicismes ampoulés dont la profession journalistique de bas de gamme est friande pour camoufler sa vacuité. 

Ils prétendent être les porte-paroles d’un supposé « consensus scientifique » fixant les règles du narratif sanitaire, ne tolérant aucune entorse à ce qu’on appelle la doxa.

L’offensive médiatique contre le Réseau Sentinelles

Un bon exemple en est donné sur le site Fact and Furious du 24/12/21 qui essaie de réagir à chaud sur l’intervention de Laurent Toubiana sur CNews dans l’émission du 23/12/21 de « 90 minutes matin » qui exposait les données discordantes du Réseau Sentinelles, laissant la journaliste pantoise (7):

Ce rapport ne prend pas en compte d’autres données, comme les données hospitalières. Les chiffres de Santé Publique France sur les nouveaux cas de Covid-19 (et qui incluent ceux du Réseau Sentinelles) sont en fait bien plus importants que ce qu’affirme le chercheur Laurent Toubiana. Leur dernier rapport donne un taux d’incidence de 265 sur la base de 48% de cas symptomatiques et non de 40 comme il l’affirme.

On peut y lire précisément que cette page ne fait nullement référence au Réseau Sentinelles et donc à ses chiffres, mais à SOS Médecins et aux urgences consultées pour suspicion de Covid.

Et leur calcul est plus que discutable, se basant sur un pourcentage de cas symptomatiques peu clair, dont on trouve plusieurs valeurs différentes (on trouve tantôt 48%, tantôt 14% !) qui de toute façon n’a pas la précision de diagnostic du Réseau Sentinelles, ce que les Fact and Furious reconnaissent quand même :

« Toutefois, ces chiffres ne précisent pas le nombre de patients souffrant d’infection respiratoire aiguë. Néanmoins, ils sont tout de même considérés comme cas Covid.  »

Pour autant, le verdict tombe : le chiffre de Laurent Toubiana serait FAUX, tampon à l’appui.  Voilà qui est bien pratique !


Il est reproché au Réseau Sentinelles de correspondre à une infime partie du chiffre réel des malades du Covid, ce qui est faux : le Réseau Sentinelles fait une extrapolation statistique, ce qui est une pratique scientifique courante et établie.

La puissance de frappe de ces médias est redoutable, ils savent s’unir pour s’attaquer à ce fléau que serait la « désinformation », en témoigne cette déclaration sur le site de fact-checking de l’AFP, AFP factuel: « 21 média unissent leur force contre la désinformation ».

Autrement dit les bons élèves d’une corporation sous perfusion grâce à l’argent public dont on les gratifie généreusement à notre insu.

L’AFP ne se prive de rien pour mettre en doute la pertinence de l’intervention de Laurent Toubiana dans une émission de CNews du 30/01/2022 (6), justifiant sa réponse argumentée (5).

C’est le monde de l’imposture où les valeurs sont inversées, des bonimenteurs prétendent donner des leçons à des acteurs de la vraie communauté scientifique des chercheurs, aux parcours indiscutables, qui ont sans doute comme tort de se laisser écraser par peur d’être ostracisés dans leur vie professionnelle en se terrant dans le silence, au lieu de soutenir ouvertement leurs collègues francs- tireurs courageux. Une communauté qui s’est laissée vampiriser par un organisme perclus de conflits d’intérêt, pompeusement intitulé « conseil scientifique » et constitué dans une opacité à laquelle nos dirigeants nous ont, hélas habitués.

Aussi un Conseil Scientifique Indépendant a vu le jour pour essayer de contrecarrer la déferlante médiatique , source officielle et quasi unique d’information pour le grand public, diffusant des émissions en ligne hebdomadaires, où Laurent Toubiana s’est exprimé sur le sujet que nous traitons ici (8).

Cela nous rappelle une bien triste réalité, c’est que pour s’affronter à la « majorité silencieuse » quel que soit le sujet en débat, il faut être très fort dans sa tête et poussé par de fortes convictions.

Laurent Toubiana est de ceux-ci, il ne s’en laisse pas compter lorsque la journaliste de CNews décontenancée en désespoir de cause, lance:

– « Vous êtes le seul à dire le contraire de ce que disent TOUS les scientifiques, et vous auriez raison? »

– « Non Madame, je ne suis pas le seul, loin s’en faut mais vous n’avez jamais laissé un débat s’installer entre scientifiques; alors sachez que je suis prêt à un tel débat avec ceux que vous prétendez être la communauté scientifique, cela ne me fait pas peur (7) »

 De fait on attend toujours ! 

L’arrogante assurance de ces « fact-checkers » finit par les pousser à la faute. Le Professeur Toussaint communique sur son site:

« Le 24/12/2020, le quotidien Libération publiait un article intitulé « Hold Up » dans lequel la rédaction me présentait comme le pilier d’un documentaire auquel je n’ai participé ni de près ni de loin. Je me suis interrogé sur les motivations qui ont pu animer ce journal réputé à s’écarter à ce point de la vérité et j’ai saisi la justice pour éclaircir ce point. »

Verdict : au terme d’un jugement rendu le 10/02/22 par la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal Judiciaire de Paris, Monsieur Patrick Halfon (directeur de la publication) a été déclaré coupable du délit de diffamation publique (source : le Media en 442)

Et comment réagissent nos donneurs de leçon devant l’éternel ? Le 21 février que les journalistes de CheckNews ont tout de même donné quelques précisions. Selon eux, suite à une erreur, le nom du médecin a été inséré dans une brève à la place de celui de Christian Perronne ! C’est savoureux, pour des « fact-checkers » on aurait pu s’attendre à mieux! 

Pour conclure, qui est pourvoyeur de « fake news »? 

Deux ans de couverture médiatique intensive sur l’épidémie, sans que le Réseau Sentinelles n’ait jamais été cité, alors que c’est un organisme qui a été précisément créé pour le suivi épidémiologique : questionner la pertinence des tests PCR sans diagnostic s’impose !

Sources

  1. Boëlle PY, Souty C, Launay T, Guerrisi C, Turbelin C, Behillil S, Enouf V, Poletto C, Lina B, van der Werf S, Lévy-Bruhl D, Colizza V, Hanslik T, Blanchon T. Excess cases of influenza-like illnesses synchronous with coronavirus disease (COVID-19) epidemic, France, March 2020. Euro Surveill. 2020 Apr; 25(14):2000326 
  2. http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/154 « L’épidémie de Covid-19 a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France » L. Toubiana, L. Mucchielli, P. Chaillot, J. Bouaud 
  3. http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/164-Analyse-du-28-novembre-2021 « La vaccination obligatoire : lultime violence faite aux populations » 
  4. https://covid.irsan.eu/Var/documentations/documentation_5/Analyse_IRSAN_2021-11-17_5eme_vague.pdf?7391
  5. http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/178-Analyse-du-12-fevrier-2022-:-AFP-une-machine-%C3%A0-d%C3%A9sinformation
  6. https://www.cnews.fr/emission/2022-01- 30/les-points-sur-les-i-du-30012022-1177090
  7. http://recherche.irsan.fr/fr/documentation/index/voir/170-23-d%C3%A9cembre-2021-CNEWS-Midi

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